CDF: Couvre-feu, intégrité physique, iniquité, les griefs des clubs amateurs

Coupe de France : Pas de dérogation du couvre-feu, préparation tronquée et trop courte, la grogne des amateurs monte


Plus les jours passent et plus les indignations de coachs amateurs se multiplient. En cause, pour ces coachs de clubs encore en course en coupe de France et amenés à jouer dès la fin du mois, l’impossibilité de se préparer convenablement après trois mois sans jouer. Des griefs plus que légitimes qui posent problèmes. Certains ayant en effet l’intention de déclarer tout simplement forfait ! Décryptage.


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La grogne monte de plus en plus chez les amateurs engagés dans cette 104ème édition de la coupe de France pour le moins inédite. Depuis l’annonce de la FFF de la tenue des rencontres amateurs comptant pour la coupe de France dès la fin du mois, nombreux sont les coachs ou dirigeants concernés à être montés au créneau. Les griefs (énoncés ci-dessous) sont nombreux et légitimes. Une situation qui marque encore un peu plus la fracture entre la Fédération et ses clubs amateurs. Prenons l’exemple de l’US Mozac, club de R3 opposé à Villefranche au prochain tour. Un adversaire évoluant en National, un championnat qui n’a pas subi de coupure à l’instar de la Ligue 1, Ligue 2 et D1 Féminine. Du coup, les dirigeants de l’US Mozac songent à un forfait. Les raisons sont multiples et variées, comme par exemple les frais inhérents à la tenue de ce match. Passer d’une affiche de gala qui allait remplir les caisses via la billetterie à un huis-clos accompagné de frais, les amateurs ont connu mieux niveau considération.


coupe de France clubs amateurs

L’équipe de l’ UF Mâconnais (R1) lors du derby remporté face à la JSM.


Pourquoi les amateurs ne veulent pas jouer dans ces conditions

  • Car il est compliqué voir impossible pour les clubs amateurs de se préparer convenablement en si peu de temps.
  • Sans oublier le couvre-feu à 18h, aucune dérogation ne sera offerte à ces clubs amenés à jouer dans dix jours. Sans oublier qu’une grande majorité de joueurs travaillent et ne peuvent s’entraîner dans les limites du dit couvre-feu (6h-18h).
  • Car jouer une rencontre officielle à la fin du mois après une si longue coupure mettrait en danger les joueurs. En effet, comment ne pas penser en priorité à l’intégrité physique des joueurs. Le risque de blessures semble évident, de plus sans une réelle préparation.
  • Le manque d’équité entre les clubs. La différence de traitement entre clubs amateurs, parfois évoluant au même niveau, posent là encore un gros problème. Certaines équipes seront fortement lésées, la coupe de tous les possibles risque de changer de nom bientôt.
  • Car le protocole sanitaire à respecter est très (trop) lourd. Avec notamment la présence obligatoire d’un médecin le jour du match. Sans oublier les tests PCR à fournir, sans oublier le test antigénique négatif obligatoire le jour du match. Pas simple là encore.
  • Les frais liés à ce protocole sont trop lourd, sans oublier le huis-clos qui exclut toutes recettes de billetterie.
  • Que se passe-t-il en cas d’élimination lors du prochain tour ? Dix jours de foot et puis on s’en va ? Une problématique supplémentaire..


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Mustapha Sofi. © Montceau Sport

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